Actualités
Physique - Chimie - Matériaux
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(1) http://forum.aquidoc.fr/
(2) http://www.lof.cnrs.fr/
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« On a fait la découverte un peu par hasard, alors qu’on travaillait sur le processus de mort cellulaire provoquée dans une levure où l’on avait introduit un gène humain transformé », raconte Stéphen Manon chef de groupe à l’IBGC (1) dont les recherches portent essentiellement sur le cancer. Un hasard qui a permis d’observer que la levure ainsi créée résistait à une quantité d’éthanol deux fois supérieure à celle tolérée par une levure normale. « La production de la protéine (nommée Bax) à partir de son gène permet de stabiliser la résistance de la levure à l’éthanol ». Stéphen Manon explique : « La levure transforme le sucre en éthanol mais au-delà d’une certaine concentration d’éthanol (20%) elle commence à mourir, ce qui limite le rendement de production d’éthanol. Cette production est donc chère et il faut de grandes quantités de végétaux (maïs, betterave, …) pour en produire. C’est donc, à l’heure actuelle, un produit peu écologique, sans parler des problèmes alimentaires. Notre levure, elle, permettrait un doublement du rendement. » Stéphen Manon s’empresse de préciser : « si éthiquement et légalement, on ne peut pas breveter un gène humain, c’est un formidable outil pour comprendre comment la levure résiste à l’éthanol. » Les débouchés industriels dans le domaine des biocarburants peuvent être énormes. Aidé par Aquitaine Valo, Stéphen Manon cherche des entreprises qui souhaiteraient exploiter sa découverte. Et déjà, une entreprise canadienne a pris contact avec le chercheur.
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Les recherches des chimistes de l’ICMCB pourraient donner un nouvel élan au développement des voitures électriques. Claude Delmas qui s’est penché avec des chercheurs du CNRS et du CEA (1) sur les batteries lithium-ion est parvenu à percer un mystère que jusqu’alors la communauté scientifique n’arrivait pas à lever. En effet, le phosphate de fer et de lithium réussit à conduire le courant alors même qu’il est un isolant. Les chimistes bordelais ont alors montré que des contraintes locales au sein du matériau permettent une conduction électronique et ionique se propageant de proche en proche et assurant ainsi le fonctionnement de la batterie. Les batteries au lithium-ion que l’on utilise au quotidien ont envahi le marché des systèmes nomades (ordinateurs, téléphones portables, baladeurs, etc…). Elles sont largement utilisées car elles permettent de stocker quatre fois plus d'énergie par unité de masse que les batteries classiques. D’un coût relativement faible à l’inverse des matériaux d’électrodes positives utilisées aujourd’hui dans les grosses batteries de voitures électriques et hybrides, le phosphate de fer et de lithium est donc un matériau d’avenir. Claude Delmas, explique : « maintenant que l’a compris le phénomène, cela ouvre des perspectives pour des recherches vers les nouveaux matériaux ». Ces résultats publiés dans le dernier numéro de "Nature Materials" devraient conduire à de nouvelles avancées qui seront exploitées par les fabricants de batteries et les grands constructeurs automobiles pour les voitures électriques et hybrides.
(1) Les chercheurs CNRS du laboratoire de l’ICMCB (Institut de chimie de la matière condensée de Bordeaux) que Claude Delmas dirige : Laurence Croguennec, Magali Maccario et François Weill, et pour le Commissariat à l'énergie atomique (CEA-Liten) : Frédéric Le Cras. |
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