Archéopôle Centre de recherches archeologiques
Unité Mixte CNRS / Université Bordeaux 3. Pessac.

D’où vient cette amphore en céramique ou cette maquette de sarcophage en bois, ou encore ces très vieilles statuettes en terre cuite ? Pas de doute, aussitôt entrés dans l’Archéopôle, nous voici replongés dans le passé de l’Antiquité et du Moyen Age, grâce à des méthodes paradoxalement futuristes. Vitrine des travaux archéologiques de l’Institut Ausonius, situé sur le domaine universitaire, ce centre, créé en 2005, s’est investi dans plus de 60 projets qui mobilisent 45 employés et une dizaine d’étudiants. A partir des traces du passé, recueillies lors de fouilles de sites du monde entier, des spécialistes se concertent afin de mieux comprendre la structure des édifices et le fonctionnement des sociétés d’autrefois. Pour cela, ils constituent d’abord un modèle numérique 3D du site archéologique tel qu’il était à l’époque puis ils valident ou corrigent ce modèle grâce à des écrits, des peintures, des études sur la portée des voix ou la vision des gens attestant des positions ou de l’existence d’éléments archéologiques. La technique utilisée permet de scanner en trois dimensions les objets découverts, et donc de restituer des édifices ou des monuments comme la statue du Sphinx des Naxiens. Du haut de ses trois mètres il contemple les visiteurs, fier d’avoir été taillé par un robot et de vivre à nouveau, 3000 ans après sa naissance. Pour connaître sa légende et les détails de l’exposition, il suffit d’écouter le guide…

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