Actualités de la technologie
|
Une plate-forme technologique créée pour les lasers à fibre
La fibre photonique est une véritable
rupture technologique dans le domaine du laser. Le laser à fibre utilise les
capacités de transmissions de la lumière des fibres optiques. Mais pour aller
encore plus loin dans ces capacités d’émissions, il faut être capable de
manipuler et de transformer ces fibres très particulières pour, par exemple,
empêcher la déperdition de puissance lumineuse après le soudage de fibres
entre elles. C’est l’objectif de la toute nouvelle "Plate-forme de lasers à
fibre", créée au sein d’Alphanov (1). « La préparation d’embout de fibres, par
exemple, permet d’augmenter la puissance des lasers et d’améliorer la qualité
des faisceaux émis » explique le directeur d’Alphanov, Benoît Appert-Collin.
Bénéficiant d’équipements de dernière génération, la plate-forme se
concentrera dans un premier temps sur la mise au point de procédés
technologiques pour l’intégration de nouvelles fonctions sur ces fibres
photoniques. La plate-forme travaillera comme un bureau d’étude développant
des procédés de préparation des fibres.
(1) Alphanov est le Centre de Ressources Technologiques du Pôle de Compétitivité Route des Lasers. Il apporte les moyens technologiques nécessaires au soutien des projets innovants de R&D industrielle porteurs de croissance et d’emploi, sur les marchés de l’aéronautique, du médical, de la micro-électronique... Il emploie une dizaine d’ingénieurs et spécialistes des technologies et du transfert. Il dispose d’un parc laser très diversifié, de moyens d’imagerie et de métrologie dédiés. Alphanov est soutenu par l’Union européenne, l’Etat et le Conseil régional d’ Aquitaine. |
|
Légende photo: les membres de la plateforme lasers à fibre (de gauche à droite) : Lionel Pujol (Alpha), François Salin (Eolite systems), Eric Cormier (laboratoire Celia), Yohann Zaouter (Amplitude Systèmes), Emmanuel Hugonnot (CEA Cesta), Mathieu Antoina, Sébastien Ermeneux et Benoît Appert-Collin (Alphanov) / Crédit Photo Alphanov |
|
Deux lycées dits « Kyoto » en projet Bien plus ambitieux que les constructions HQE (Haute Qualité environnementale) qui impliquent simplement une économie d’énergie, les bâtiments « Kyoto » visent, eux, à générer entièrement l’énergie qu’ils consomment. Ils figurent au top du top des démarches d’éco-construction. En Aquitaine, la procédure de conception de deux lycées neufs « Kyoto » a justement été lancée en 2008 par le Conseil régional d’Aquitaine. Ils devraient voir le jour dans les prochaines années à Bègles en Gironde et à Bergerac en Dordogne. Ces bâtiments neufs s’inscriront dans des critères « basse consommation » et répondront également à l’objectif de diviser au moins par six les émissions de gaz à effet de serre, suivant ainsi les objectifs du protocole de Kyoto. Un seul lycée de ce type existe actuellement en France et même en Europe. Il ouvrira ses portes en 2009 à Poitiers. Garantie « Zéro énergie fossile », il n’utilisera ni gaz, ni charbon, ni pétrole. Tout a été conçu pour permettre au bâtiment de produire lui-même l’énergie dont il a besoin en termes de chauffage et d’électricité: échangeurs et récupérateurs de chaleur, système de micro-cogénération à l'huile végétale, isolations renforcées, capteurs photovoltaïques, toitures végétalisées, verrières, récupération des eaux de pluie pour les sanitaires et l‘arrosage… (4 juin 2008) |
Le lycée Kyoto de Poitiers, premier du genre en France, a été conçu par les architectes Guy Autran et François Gillard. Perspectives : Stéphane Curtelin. |
|
Comment diagnostiquer la qualité de l’eau distribuée ? Une nouvelle version du logiciel PORTEAU vient d’être mise au point par le CEMAGREF*. Associé à trois modules, ce logiciel permet d’étudier par simulation le fonctionnement hydraulique et la concentration d’un désinfectant dans un réseau de distribution d’eau sous pression. Par exemple, si une trop faible concentration en chlore peut favoriser la présence d’éléments pathogènes, une trop forte quantité peut rendre désagréable le goût de l’eau. Il est donc impératif pour les gestionnaires de maîtriser les quantités injectées, et les positions des points d’injection. Grâce au logiciel, il est possible de simuler en fonction du temps et de l’espace les évolutions de concentration de ce soluté, mais également de donner l’âge et la provenance de l’eau pour une qualité optimale. La vitesse de l’eau et ses temps de séjour au sein du réseau sont également calculés et modélisés par le logiciel, comme le fonctionnement du réseau en période de pointe. Afin de rendre compte le plus fidèlement possible de la réalité, de nombreuses données sont prises en compte : topographie du réseau, caractéristiques fonctionnelles, ou répartition des consommateurs desservis. (28 mai 2008) * en collaboration avec l’école doctorale de mathématiques et d’informatique de l’Université Bordeaux 1 |
crédit photo: CEMAGREF / DUTARTRE A. |
|
La nouvelle piscine du Grand Parc : plaisir, confort… et sécurité De quoi faire changer d’avis les derniers réfractaires aux piscines publiques ! Conçue selon les normes HQE (Haute Qualité Environnementale), la piscine du Grand Parc utilise des déchloraminateurs pour éliminer les odeurs de chlore. Un plafond suspendu en bois de mélèze et toile de verre, des panneaux en laine de bois dans le hall du bassin, un double vitrage et du plancher chauffant garantissent une isolation thermo-acoustique optimale. En terme d’énergie, des panneaux solaires vont fournir 50% de l’énergie nécessaire pour chauffer l’eau des bassins et des sanitaires. Aussi, une partie de l’eau est réutilisée pour l’arrosage des plantes intérieures, des espaces verts, et à terme pour le nettoyage des rues adjacentes. Et pour notre sécurité, la piscine innove avec un système d'aide à la surveillance par caméras. Ce système d'analyse nommé POSEIDON™ décode le comportement des baigneurs grâce à un couplage de caméras classiques et infrarouges disposées au plafond. « Si quelqu’un a une trajectoire ou un positionnement inhabituel, le système déclenche une alarme dans les 10 secondes, facilitant ainsi l’intervention des maîtres nageurs », explique P. Nouaillant, le responsable de la piscine. C’est le premier bassin de la région à être doté de ce dispositif. (26 mai 2008) |
crédit photo: thomas sanson-mairie de bordeaux |
|
Une table de projection « intelligente » et interactive. Les équipes R&D de la société bordelaise Immersion, spécialiste de solutions dans le domaine de la réalité virtuelle et de la simulation visuelle, viennent de donner naissance à un petit bijou technologique : une table de projection interactive. Elle permet de manipuler tactilement des documents et notamment des images. Un simple effleurement des doigts sur la table permet de déplacer, tourner, agrandir, isoler, éclairer plus fortement les images projetées. Autre atout : six personnes peuvent se tenir confortablement autour de la table afin de travailler conjointement sur les documents virtuels. Enfin, des objets physiques posés sur la table peuvent également interagir avec des objets virtuels. Des architectes, par exemple, pourraient ainsi mélanger des maquettes physiques de bâtiments à des plans de construction virtuels. L'envers du décor est fait d'un vidéoprojecteur, d'une caméra et d'un PC, tous dissimulés dans le socle de la table. L'illumination des documents se fait au moyen d'un système infrarouge qui permet une utilisation multi-points. Développée à la demande de l'Europe, la « Immersion Table », en phase aujourd’hui de production et de commercialisation, aura requis environ sept mois de développement. (22 mai 2008)
|
Propice au travail en équipe, la table de visualisation d’Immersion, permet à six personnes de manipuler images et applications du bout des doigts. |